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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 00:00

Anaïs in English version

Concert à la Maroquinerie samedi 28 avril

 

On la soupçonnait anglophile, son choix de nommer son album/spectacle « The Cheap Show » nous avait mis la puce à l’oreille…

Et pour les dix ans du festival « les femmes s’en mêlent », la chanteuse Anaïs a clôturé les festivités avec une création musicale originale « The Amber Story », où elle nous raconte les turpitudes amoureuses d’une certaine Amber, dans un monde complètement anglophone. Un peu déroutant donc, d’une part entendre Anaïs chanter ET parler anglais, d’autre part de ne pas forcément s’amuser des masses… Même si la petite chanteuse devenue grande avait devant elle un public conquis d’avance, et quoiqu’elle lui ait donné, il s’en serait largement contenté.

Une version anglaise de « Mon cœur, mon Amour »  (à savoir « My Love My Hart ») a rendu certains si joyeux – hystériquement parlant - qu’on pouvait se demander si la traduction de la totalité de ses précédentes chansons n’aurait pas tout simplement fait l’affaire !

 

…muriel…

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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 00:00

Une Bible après les funérailles …

 

En un album – Funeral -, Arcade Fire est devenu une véritable référence dans l’univers rock-indé (pendant).

 

Et depuis un an, la dizaine de joyeux musiciens nous laissaient trépigner d’impatience en glissant avec parcimonie une petite info dans la presse.

 

C’est comme ça qu’on avait appris qu’ils avaient encore « plein d’idées à développer », signe qu’ils avaient sous le coude ce que l’on découvre aujourd’hui : leur « Bible de Neon » à eux (nom emprunté à un roman de John Kennedy Tool) nouvel album sorti il y a dix jours. Onze morceaux enregistrés dans un studio assez particulier, dont il ont fait l’acquisition avec les gains de Funeral : une petite église près de Montréal, avec un orgue à l’intérieur… Qu’on entend assez souvent d’ailleurs, tout comme les nombreux autres instruments de l’épique fanfare (violon, accordéon, piano, xylophone, harpe  … mais aussi et bien sûr le trio guitare, basse, batterie). Et la voix fracassante de Win Butler et de sa compagne Régine Chassagne, chanteurs et membres fondateurs du groupe.

L’énergie qu’ils puisent à travers leurs débordements émotionnels est toujours présente sur ce second opus, et bien que dans la même trempe que le premier, l’effet de surprise a malheureusement disparu. L’orchestration un tantinet cacophonique semble être le seul reproche qu’on puisse leur faire, mais après plusieurs « couches d’écoutes », on peut affirmer avec certitude qu’il s’agit encore une fois d’une belle réussite.

Ils avaient confirmé leur talent sur scène, par des prestations assez spectaculaires, où ils prenaient un malin plaisir à créer un jeu de chamailleries organisées. Ils reviennent en tournée, forcément dans de plus grandes salles, et affichaient déjà complet quelques heures à peine après la mise en vente…

...muriel...

 Arcade Fire, « Neon Bible », 1 CD Barclay (03/2007)

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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 00:00

 « Un son innocent, hip et nouveau » (David Lynch)

 

 Entre autres événements du dernier samedi de février (oui, il y avait autre chose que les Césars), Au Revoir Simone se donnait en concert à la Maroquinerie. Et j'avoue avoir bien choisi en décidant d'aller y faire un tour. Echappé d'une pub pour Laura Ashley qui serait mise en scène par Tim Burton, ce trio de new-yorkaises à l'appellation frenchy fait pas mal parler de lui, surtout depuis son morceau "Through The Backyards" entendu dans la série "Grey's Anatomy".

Et ce soir là, donc, elles étaient en pleine tournée pour la sortie de leur second album, "Birds of Music". Un réalisateur co-patriote des demoiselles, en visite à Paris, a eu la bonne idée d'y être aussi. Et à la Maroquinerie , qu'on s'appelle Muriel ou David Lynch, on est logé à la même enseigne. J'ai donc passé un très bon moment - un peu trop court à mon goût - à me délecter d'une musique planante, à deux pas de monsieur-j'arrive-pas-à-être-incognito. On pourra tout de même reprocher au monsieur en question d'avoir dérobé la vedette aux chanteuses en début de concert ; on ne savait plus trop pour qui on clap-clapait dans nos petites mains.

La suite prouva qu'on était bien tous venu écouter les demoiselles, leurs synthés, xylophone, et leur voix de nymphette en canon. Toutes calmes qu'elles étaient et souriantes à qui mieux mieux, elles ont donné l'impression d'appartenir à d'autres sphères, et ont littéralement scotché leur audience. Autant par leur musique que leurs interludes dont elles nous ont fait généreusement profiter, et qui ressemblaient à peu près à cela :

   -     Oh, Parrrris, so good to be here

-          This morning I ate a croissant

-          ok...

-          I love Paris

-          Me, I had a crêpe"

(Ce qui donne en français : - Ah, Paris, c'est cool d'être ici - Ce matin, j'ai mangé un croissant - J'adore Paris - ok... - Moi j'ai mangé une crêpe)

 

Hmm, mais bien sûr... On comprend juste pourquoi Mr Lynch les affectionne tant. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Annie, Erika et Eather se déhanchent sévère en pianotant sur leurs synthés, sur des chansons qui pourraient ressembler à du Stereolab ou Air (ou encore Badalamenti, suivez mon regard). Mais difficile de cataloguer leur style. Et le mieux étant toujours de se faire sa propre opinion, je vous propose de vous faire la votre avec un extrait de "Dark Halls" :  


Et si vous voulez comprendre le sens de leur drôle de français de nom, ne pouvant pas faire mieux que l'explication de leur plus grand fan, je vous laisse aller faire un tour ici.

En attendant quelques autres scènes françaises en avril, à l'occasion du festival "Les Femmes s'en mêlent" >, mon meilleur conseil sera de se procurer l'album ("Birds of Music") ou le maxi ("Verses of Comfort, Assurance & Salvation").

... muriel ...

Au Revoir Simone, "Birds of Music", 1 CD Moshi Moshi/ V2 (03/2007)

"Verses of Comfort, Assurance & Salvation" 1 CD Moshi Moshi/ V2 (02/2006)

 

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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 00:00

Tout est parti de fleurs peintes sur soie par Gérard Spaendonck, un botaniste hollandais arrivé en France dans les années 1780 et qui devient directeur du Jardin des plantes. On est au temps où on met en lumière, avec précision, avec délicatesse aussi, au temps de l’encyclopédie, où les hommes découvrent la Nature au travers de sa représentation… Philippe Sollers émerveillé devant ces planches a cheminé dans ce jardin magnifique où toujours les fleurs, par leur langage, ont su signifier le désir… offrez 7 glaïeuls et vous donnez rendez vous à 7h… ah le temps d’avant le téléphone portable…. ! Oui Philippe Sollers a cheminé et a rencontré en route les grands poètes, Dante, Ronsard, Shakespeare, Rousseau, Baudelaire, Proust, Colette, Ponge ou encore Genet… Un livre en forme de rêverie où les fleurs expriment toujours le désir du corps…

 

Qui n’a jamais été amoureux, ne serait ce qu’un instant de ce portrait  de Che Guevara, le solitaire, l'intellectuel, le révolutionaire, le photographe, l'homme au regard lointain, chevauchant un idéal de liberté ? Camilo Guevara March, un des 5 enfants du che est venu sur notre plateau nous montrer des photos prises par son père et faire vivre sa mémoire. Qui sont ses fils spirituels ? tous ceux qui un jour ont à mener une lutte, nous a-t-il dit….

 

 

Et puis Raul Paz nous a interprété un air de chez lui, Cuba, simplement sa guitare, sa voix, sa nonchalance, sa générosité tranquille, 25 anos, 25 ans, l’âge qu’il avait quand il a quitté son île natale… Son dernier album « en casa » a le goût de son enfance revisité… On l’avait découvert il y a quelques années mêlant électro et instruments traditionnels, on le retrouve aujourd’hui avec un son actuel et totalement acoustique… un album fluide et agréable à écouter le regard au loin et en main, un verre de mojito…. oui le cliché total, mais si vous préférez vous pouvez danser aussi...!

 A la semaine prochaine….

 ...marianne...

 "Fleurs", le grand roman de l'érotisme floral" de Philippe Sollers aux éditions Hermann Litterature

 

 

 Exposition de photos de che guevara, à partir du 7 mars au Bario Latino à paris

 

 

 

"En casa", l'album de Raul Paz chez naïve. En concert partout en France et au Grand Rex à Paris le 21 mars 2007

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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 00:00

Suite à la sortie de l’album « The Good, the Bad and the Queen », l’équipe de « Ca donne envie » a rencontré Damon Albarn et ses trois camarades (Tony Allen, Paul Simonon et Simon Tong), au Cabaret Sauvage (Paris), en plein milieu de leur tournée.

Qui est ce groupe ? Comment s’appelle-t-il ? Et s’appelle-t-il vraiment, d’abord ? Eclaircissons la situation avec un petit aperçu de l’interview …

 Ca Donne Envie: Quand et comment est né le projet « The Good, the Bad and the Queen » ?

Damon Albarn. Tout a débuté lorsque j’ai rencontré Tony [Allen]. Nous avons travaillé ensemble sur son album et en même temps, on faisait des bœufs dans mon studio londonien. On en a fait un album, au studio Afrodisia de Lagos [Nigeria], avec de 22 musiciens africains. Simon [Tong] venait alors de nous rejoindre. L’album était pas mal, mais il ne traduisait pas exactement nos envies artistiques. De retour à Londres, on est allé voir Paul [Simonon] et Danger [Mouse, le producteur], et c’est réellement avec eux que tout a démarré. Rapidement, on s’est lancé sur le projet « The Good, the Bad and the Queen », et il a été fini au printemps dernier.

 CDE … C’est le nom de l’album ou du groupe ? Il signifie quoi ?

Damon Albarn. Non, c’est uniquement le nom de l’album. Si on avait un nom – ce qui n’est pas le cas -, on en aurait choisi un autre. L’avantage de ne pas avoir de nom, c’est qu’on peut s’appeler comme on veut ! (rires).

Paul Simonon. En effet, le fait qu’on soit ensemble est complètement naturel, ce n’était pas nécessaire de prendre un nom. Le nom de l’album est une métaphore sur Londres, l’Angleterre. On a essayé de traduire les malaises de la société, du monde, c'est-à-dire les guerres, les problèmes écologiques, bref, tout ce qui est important à nos yeux.

 

 CDE. Avez-vous créé un concept avec « The Good, the Bad and the Queen » ?

Damon Albarn. D’extérieur, ça peut le paraître. En réalité, nous sommes juste quatre êtres humains qui faisons de la bonne musique ensemble, c’est tout ! On se fout pas mal de ce qui se fait à côté, et de ce qu’on a pu faire avant. De toute façon, si t’es mauvais, qu’importe ce que tu as pu faire avant, tu seras toujours mauvais (rires).

Tony Allen. Le plus important pour nous n’est d’ailleurs pas ce que nous avons avant, mais bien ce que nous nous apportons mutuellement…

Simon Tong. On ne se limite pas à être un groupe. On reste dispo, on ne se ferme aucune porte. On ne sait pas si on fera un autre disque. C’est là le but de notre groupe, vivre le moment présent.

 

...muriel...

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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 00:00

Gaspard Ulliel était aujourd'hui l'invité de "ça donne envie". Il joue dans "Hannibal Lecter", la genèse du "Silence des agneaux". Si le silence des agneaux était un bon film, il n'en est pas de même pour Hanibal Lecter... mais si vous aimez le genre vla du sang partout, pourquoi pas...

Celà n'empêche pas notre intérêt pour ce jeune acteur qui a déjà à son actif d'avoir été dirigé par Jean Pierre jeunet, André Téchiné, Michel Blanc, qui a eu pour partenaire Emmanuelle Béart, Nicole Garcia ou encore AUdrey Tautout et qu'on a vu tout dernièrement dans JAcquou le croquant...

Cela n'empêche pas notre intérêt et en plus nous avons découvert un jeune homme gentil, poli, curieux, simple, un tout jeune homme de 22 ans à qui on souhaite beaucoup de bonnes choses et particulièrement  que la vie des acteurs pleines  d'embûches ne l'abîment pas, ce serait dommage...

Aaron était notre deuxième invité. Aaron c'est ce duo de musiciens français qu'on a découvert il y a quelques mois par la Bande Originale du film de Philippe Lioret "Je vais bien, ne t'en fais pas". Et bien leur album est sorti cette semaine et déjà il est en tête du téléchargement... Il faut dire que les arrangements sont vraiment beaux, qu'il y a dans ce premier album déjà beaucoup de maîtrise et de relief... C'est juste un peu neurasthénique comme on aime, juste un peu mélancolique comme un rêve dont on s'est réveillé et qu'on aurait eu envie de continuer à faire... Les mélodies sont douces mais pas mielleuses et la voix de Simon Buret accroche notre oreille et nous guide vers ce Neverland promis sur la pochette... Alors quand ils ont eu finis de chanter Lili, sur le plateau flottait un  léger goût de mélancolie....

 

à la semaine prochaine ou à tout de suite dans les coulisse de "ça donne envie" en podcast...

...marianne...

"Hannibal Lecter: les origines du mal" un film de Peter Weber, en salle actuellement. 

 Aaron "Artificial Animals Riding On Neverland", chez Discograph et en concert en France à partir du mois de mars

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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 00:00

 Le trente-deuxième album d’Arno Hintjens, trois ans après French Bazar est sorti le 22 janvier dernier. Le chanteur polyglotte (français, flamand, anglais) livre dans son nouvel opus un son en général très rock et énergique. Et si la seule originalité musicale du Tom Waits belge est son duo avec le rappeur Raphaël Mussard, alias Faf Larage (« I’m not into hop »), il ne déçoit pas, au contraire même. Avant de mettre le disque, on s’attend un peu à ce qu’on va entendre : la voix très rauque du chanteur, des guitares électriques à tout va et un charleston sans arrêt chatouillé – Arno a testé dix-huit batteurs avant de trouver le bon. En bref, c’est un bon vieux rock que voilà ; les sonorités ont beau être sans grande surprise, on prend beaucoup de plaisir à écouter la voix aux relents éthyliques du rockeur belge chanter "Hit the Night", "Reviens Marie" ou "Miss Amérique", dans une sobriété très old-school (couplet/refrain/solo).

...muriel...

Arno, "Jus de Box" 1 CD, EMI

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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 00:00

Aujourd'hui sort le nouveau Bloc Party, "Weekend in the City". Bloc Party, ça vous parle sûrement, non ? Rappelez-vous de "Banquet", single de leur premier EP, puis de leur très acclamé album "Silent Alarm "; un des tubes punk pop électro de 2004, que même Romain Duris écoutait au fond à la caisse dans « De battre mon coeur s'est arrêté ». Comme l?indique le titre de l'album - et le chanteur Kele Okereke dans une récente interview -, ce nouvel opus s?inspire des bruits ambiants de la ville, mais aussi d'artistes tels que  Philip Glass, Timbaland, Aaliyah ou Bartok.

L'accent very british du chanteur, sa façon d'articuler chaque mot et les indéniables clins d??il à la new wave anglaise inscrivent le groupe dans une mouvance très « Franz Ferdinand », à laquelle moult groupes d?outre-manche se sont greffés depuis quelques années. Tout ça ajouté aux riffs de guitares répétitifs donnent un petit arrière goût des Cure ou des plus récents TV On the Radio, ce qui n'est pas vraiment désagréable au premier abord. On y trouve surtout un rock, électrisé par moment, très vif et rythmé, sans cesse à bout de souffle. Mais voilà, les titres se suivent et se ressemblent quand même beaucoup et passé un moment, on se demande même s'il n'y aurait pas eu une légère surdose des « Ahhhhh Ahhhh », ces ch?urs omniprésents sur presque tous les titres.

A écouter quand même, à découvrir surtout. Quoiqu'il en soit, on risque de tomber fréquemment sur "The Prayer" ou "I still remember" sur les ondes. Les critiques étant en général unanimes sur le groupe et son chanteur ? plus exactement du statut d'icône-en-devenir de celui-ci, comme l'a prédit The Guardian -, les futurs Coldplay (oui, on entend ça aussi) sont plutôt sur la bonne voie, celle du succès et du ? moins négligeable - respect.

Pour preuve, il fallait être rapide pour dégoter une place pour l'Olympia (leur unique date parisienne) le 27 avril prochain. Le reste de la tournée française sera à cheval sur avril et mai.

 ...muriel...

Bloc Party, "Weekend in the City", 1 CD, Wichita Recordings/V2

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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 00:00

Aujourd?hui sort le nouveau Bloc Party, "Weekend in the City". Bloc Party, ça vous parle sûrement, non ? Rappelez-vous de "Banquet", single de leur premier EP, puis de leur très acclamé album "Silent Alarm "; un des tubes punk pop électro de 2004, que même Romain Duris écoutait au fond à la caisse dans « De battre mon coeur s'est arrêté ». Comme l?indique le titre de l'album - et le chanteur Kele Okereke dans une récente interview -, ce nouvel opus s'inspire des bruits ambiants de la ville, mais aussi d'artistes tels que  Philip Glass, Timbaland, Aaliyah ou Bartok.

L'accent very british du chanteur, sa façon d?articuler chaque mot et les indéniables clins d'oeil à la new wave anglaise inscrivent le groupe dans une mouvance très « Franz Ferdinand », à laquelle moult groupes d'outre-manche se sont greffés depuis quelques années. Tout ça ajouté aux riffs de guitares répétitifs donnent un petit arrière goût des Cure ou des plus récents TV On the Radio, ce qui n'est pas vraiment désagréable au premier abord. On y trouve surtout un rock, électrisé par moment, très vif et rythmé, sans cesse à bout de souffle. Mais voilà, les titres se suivent et se ressemblent quand même beaucoup et passé un moment, on se demande même s'il n'y aurait pas eu une légère surdose des « Ahhhhh Ahhhh », ces choeurs omniprésents sur presque tous les titres.

A écouter quand même, à découvrir surtout. Quoiqu'il en soit, on risque de tomber fréquemment sur "The Prayer" ou "I still remember" sur les ondes. Les critiques étant en général unanimes sur le groupe et son chanteur - plus exactement du statut d'icône-en-devenir de celui-ci, comme l'a prédit The Guardian -, les futurs Coldplay (oui, on entend ça aussi) sont plutôt sur la bonne voie, celle du succès et du - moins négligeable - respect.

Pour preuve, il fallait être rapide pour dégoter une place pour l'Olympia (leur unique date parisienne) le 27 avril prochain. Le reste de la tournée française sera à cheval sur avril et mai.

 ...muriel...

 

Bloc Party, "Weekend in the City", 1 CD, Wichita Recordings/V2

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Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 00:00

Voilà de quoi égayer un lundi : les Sea Girls au Divan du monde. Quatre comédiennes-chanteuses-danseuses venues d’une autre époque - d’un autre univers peut-être ? - interprètent des saynètes musicales où les femmes, les hommes et leurs turpitudes amoureuses sont dépeints de façon désopilante.

Accompagnées d'un contrebassiste et d’un guitariste, elles reprennent "Un petit poisson, un petit oiseau" et le reste d'un répertoire musical essentiellement écrit par Jean max Rivière, avec tantôt une moustache, une perruque dans le soutien-gorge, une étrange frimousse...

Elles triomphent depuis deux mois au Divan du monde, qui a décidé de prolonger leur spectacle en Février.

Et si vous aimez les jeunes suissesses accordéonistes et révoltées, la première partie vous épatera certainement aussi.

 

Un petit montage du spectacle est dispo sur le site du Divan : http://www.divandumonde.com/seagirls.html

...muriel...

 

Les Sea Girls - les 5, 12 et 19 Février au Divan du Monde (Paris)

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